Digital Sociétal

Le Digital Sociétal à l’heure de l'Europe

Le Digital Sociétal à l’heure de l'Europe

L’informatique est une chose trop importante pour la laisser aux informaticiens

le 26 avril 2019, en pleine préparation des élections européennes, le Think-tank French-Road a offert aux 15 candidats déclarés, une sensibilisation en ligne (web conférence) sur un sujet complètement absent du débat politique : « Le Digital Sociétal ». French-Road développe cette notion depuis maintenant un an et demi, ce qui n’est pas une simple affaire de techniciens parlant de numérique, ni de technologie, ni d’intelligence artificielle, ou autres Blockchains, véritables machines à buzz.
Le digital sociétal vise l'excellence en termes d'inclusivité, de politique, d'écologie, et d'économie en favorisant une société basée sur la confiance, renforcée par le numérique et à portée de doigts.

Quid du Digital sociétal en Europe et en France ?
Dans ce contexte d’élections européennes, les relations entre partenaires européens sont ainsi extrêmement simplifiables par l’approche d’une nouvelle gouvernance, dite digitale telle que l’Estonie et maintenant la Finlande la mettent en œuvre depuis plus de 10 ans. En effet, l’identité numérique unique à forte valeur probante qui est le corollaire de cette gouvernance digitale permet la transfrontalisation des échanges de façon simple, inclusive et RGPD by design, indépendamment des convictions sur une Europe des nations, des territoires, que l’on soit pro-européen ou souverainiste.
Développer ces notions de gouvernance digitale jusqu’en Europe de l’ouest doit être un élément fort porté dans le débat politique par les partis qui représentent le peuple en demande.

Une Europe en papier

En fait, nous pourrions déjà échanger des services et des données grâce à nos identités, avec le monde entier si nous le souhaitions sur la base d'une confiance réciproque établie comme nous le faisons très ponctuellement et au prix de multiples manipulations avec un passeport en papier. Car se pose désormais la question du papier et du mode de gouvernance. Ce point est fondamental et au cœur du changement d’ère en Nations digitales. Le changement de paradigme capable de réduire une charge globale de 2 points de PIB induit en effet la suppression totale du papier comme support des échanges de services.
Ce n’est pas le coût de la matière première qui pose problème, mais l’exponentialité des coûts de redondance, de stockage, de reprise, de scanérisation, de GED, de RGPD, qui tous sont liés au papier et n’ont plus de sens économique à l’heure du « Digital Sociétal ». L’Estonie a montré l’exemple dans les périodes les plus difficiles de son histoire car, nécessité faisant loi, elle a connu l’humiliation de la quasi faillite dans l’indifférence générale à sa sortie du bloc soviétique.
Doit on attendre de vivre des evènements tragiques pour nous aussi shifter ?
Bien sûr que non, et c’est du ressort de notre classe politique de l’anticiper et de le prévoir.
Par souci d'inclusivité, pour ne laisser personne sur le bord de la route, l’ancien processus papier doit toutefois décroitre lentement par vases communicants, pour finir par disparaître sans douleur dans le temps. Ce processus de transition douce mais réelle ne pose pas de souci de gestion dans la durée de sorte que nos concitoyens les plus respectables emporteront avec eux des usages du passé qui finiront par disparaître avec les générations qui les avaient maintenus par défaut jusqu’à présent. Il est du devoir de la France d'accompagner ses anciens tout en réduisant la fracture digitale.
C'est pourquoi French-Road élève le papier au rang d'un bien de luxe qui coûte bien trop cher et qui s’avère très inadapté dans des relations modernes.
Le mot "luxe" est certes métaphorique pour bien faire comprendre le changement d'ère que nous vivons. Le moment est pourtant historique car notre époque marque le tournant d’un usage du papier qui n'est plus pertinent économiquement, ni écologiquement, plus inclusif non plus et techniquement obsolète dans la quasi-totalité de ses applications..
Le papier sert aux livres des bibliothèques pour préserver notre pensée, que celle-ci soit sacrée, noble, folklorique ou culturelle. L'administration doit en revanche se libérer du papier afin de s’adapter au contexte d’instantanéité pour accompagner, simplifier et non plus contraindre, la création de valeur réalisée par des millions de personnes, chaque seconde partout en France et où ses intérêts sont représentés. Simplifier la vie de ces millions de personnes n'est ni folklorique, ni culturel ni sacré. Notre administration doit ainsi redevenir une fonction support optimisée au service des e-citoyens car ce sont eux les véritables créateurs de valeur.
Convenons-en alors une bonne fois pour toute : le papier n’est plus adapté à l’exponentialité et à l’instantanéité des échanges en 2019.

La loi exponentielle dans un monde aux ressources finies

L’administration n'est qu'une fonction support qu'elle soit publique ou privée. Créer de la valeur au quotidien dans l'espace virtuel se fait différement que dans l'espace réel soumis au ressources finis de l'environement, par ailleurs mis à mal. Créer de la valeur dans l'espace virtuel, c'est l'irriguer de milliards de minuscules opérations au coût de transport le plus bas, economiquement et écologiquement, ce qui impose de supprimer tous les coûts fixes inutiles d'une organisation désuète quand nous échangeons. Comme les petites rivières font les grands fleuves, c’est 2 points de PIB que nous pouvons aller chercher de cette façon-là. Or l'administration française est devenue un ensemble de petits barrages hétéroclites (coût fixe) qui non seulement ne fournit pas d'électricité (pas de valeur), mais surtout empêche structurellement l’irrigation du territoire digitale pour notre prochaine révolution industrielle.
En french-road, un e-citoyen c'est comme un taxi qui ferait un milliard de km par seconde, et qui facturerait à son client 1 centime par milliard de km parcourus.
Le taxi gagne ainsi son millier d'euro par jour en transportant 100.000 clients à un centime. Il paiera des impôts dans la vie réelle sur chaque centime engrangé. Ce faisant, chaque client aura consommé un centime net de service, plusieurs milliers de fois par jour.
Cette loi de l’exponentielle, au service d’une croissance infiniment grande des échanges de connaissance est rendu possible Indépendamment des ressources physiques et finies de la planète. Pour bien comprendre pourquoi, il suffit sans doute de se souvenir que sur un segment de droite il existe une infinité de points et que sur une minuscule portion de ce segment, il existe encore une infinité de points. L'administration est restée bloquée au 20e siècle et il nous appartient à tous de la faire shifter en French-road, Les hommes politiques en tête pour prévoir ce qui va se passer. Gouverner c'est prévoir.

Un tout petit exemple que l’on pourrait démultiplier

L'affrètement de 114 M€ par an entre Strasbourg et Bruxelles pour transporter la paperasse des députés n'a aucun sens d'un point de vue efficacité des processus de suivi et de décision, sans parler du coût écologique ni de la valeur d’exemple que devraient porter les dirigeants. Tant qu'il en sera ainsi, nous pourrons affirmer que l'homo politicus ne se sera pas adapté à son environnement digital.
Le modèle de French-Road est puissant et fait basculer les organisations administratives sans choc disruptif ni casse sociale mais avec un gain en efficience rapide parfaitement mesurable en parfaite adéquation avec les besoins de notre société. Nous avons beaucoup sensibilisé les candidats présents, à ce sujet, lors de notre événement du 26 avril 2019

Les élections sont un processus démocratique qui ne s’use que si on ne s’en sert pas correctement. Aidons nos représentants à avoir une idée claire de ce qui nous aide au quotidien à évoluer dans une société qui nous ressemble : juste, créative, ambitieuse. Appelons de nos vœux le Digital sociétal.

Emmanuel PESENTI
Président du Think-tank French-Road
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