e-Gouvernance en 3D

Une élite qui réfléchit différemment

e-Gouvernance en 3D

Les nations digitales ont besoin d'une élite en droit administratif, mais qui réfléchit différemment, et au delà du modèle préformaté que prépare l'ENA. Une élite avec des algorithmes dans la tête, capable d'appréhender certaines parties de nos lois, règlements et exceptions formellement et programmatiquement. Il ne s'agit pas de philosopher sur "law is code" ou "code is law" mais d'adapter l'Estonie à la France. Exemple : 2466 services publiques entièrement digitalisés en Estonie, versus 2600 entièrement digitalisables en France. Pour arriver à ce prodige, il faut mettre en place un système qui partage les données de leurs usufruitiers, sous contraintes de leurs autorisations, en peer to peer ultra sécurisé, etc...

Un système encadré formellement par un code numérique :

Il faut surtout que quand une institution comme la e-Santé ou la e-Police accède aux données d'un e-Citoyen, cet accès soit encadré, strictement par un code numérique. On se fait arrêter au détour d'un carrefour par la e-Police, dans une procédure de contrôle d'identité, celle-ci doit avoir le droit d'accéder d'emblée par la loi, à quelques données personnelles a, b, c, d. Et si vous êtes à 1 g d'alcool dans le sang, alors elle pourrait accéder en plus, aux données e, f et g. Ces données pouvant être de différentes natures (identité, santé, adresse, financière, etc.) Dans tous les cas, ces accès sont tracés en blockchain, journal indélébile privé, et toujours peer to peer. Idem pour le médecin de famille pour la grippe, il n'a pas besoin d'accéder à notre casier judiciaire ou à nos données psychiatriques.

Le bénin a initié son enrôlement

Le Bénin à édicté son code numérique, le 19 juin 2017 et a initié l'enrôlement qui s'achèverait en novembre... Dans les éléments de langage de french-road, l'enrôlement est l'opération qui consiste à transformer un citoyen en e-citoyen.
La e-Justice doit pouvoir automatiser des tâches accélérant les procédures. Il n'est pas question ici de rendre une justice froide et automatique mais de faire de la justice, un instrument de confiance de masse pour les gouvernements, qui s'applique pour tous, sans distinction autre, que ce que la loi exige, et rien que la loi.

Redonner confiance en l'administration grâce au numérique sociétal

Aujourd'hui notre administration française n'inspire plus confiance car elle n'offre pas les éléments de garanti suffisants pour nous permettre de vivre normalement à l'âge adulte de l'ère numérique sociétale, pire, les sujets opérationnels sont quasiment tous traités par le petit bout de la lorgnette technique, et jamais sur la base multi fonctionnelle du numérique sociétal. L’Estonie est réputée être l'état le moins corrompu du monde, et ce n'est pas un hasard.

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