Vidéo et discours d'Emmanuel

Comité International des Ministres de la Santé Africaine

Le discours d'Emmanuel PESENTI à Cotonou (Avril 2018)

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Illustres Personnalités des nations digitales sœurs de demain,
Illustres invités, Chers amis,
Afongandia ! (Bonjour)
Je suis Emmanuel PESENTI, Architecte des Systèmes d’information, spécialisé dans la modélisation des données, et président d’une initiative citoyenne qui a réussi le pari de s’imposer dans le paysage associatif français, en à peine 6 mois, de par la qualité de son discours sociétal numérique, et la qualité des membres de sa représentation.

Discours Santé
Cela fait 4000 ans que l’humanité se souhaite bonne année et bonne santé à chacun de ses cycles calendaires. Ce n’est pas un hasard ! La santé est notre bien le plus précieux, et probablement aussi le plus fragile. On y tient comme à la prunelle de nos yeux. Quelque soient notre origine, notre couleur de peau, et l’endroit où nous vivons, la santé est un bien universel.
L’initiative citoyenne francophone French-Road a pour objectif d’adapter le modèle numérique sociétal X-ROAD qui a fait de l’Estonie La première nation pleinement digitale de la planète, reconnue et respectée par les plus grands leaders mondiaux, tant par les GAFA américains que les BATX chinois.
Clairement, X-road permet l’échange transactionnel ultra sécurisé des données entre Systèmes d’information. Ces transactions sont opérées sur une architecture décentralisée, distribuée, transparente et sécurisée garantissant leur confidentialité, leur intégrité, leur non répudiation, leur résilience et leur traçabilité indélébile dans un DLT (Distributed Ledger Technologie).
Ces cinq propriétés sociétales fortes sont les inducteurs de la confiance numérique qui ne peuvent être couplées qu’avec une identité forte, fiable et unique.

Dr Benjamin-Hounkpatin, Ministre de la santé du Bénin

Dr Benjamin-Hounkpatin, Ministre de la santé du Bénin

Dans la vraie vie, des personnes de confiance font les présentations on se rencontre ; on se connaît et on se reconnaît.
A priori, l’identification entre humain est simple et rapide.
Mais à travers un écran, à 10.000 kms de distance, L’identification et l’authentification change de paradigme. Nous devons disposer d’un système simple, efficace et puissant pour nous reconnaître sans l’ombre d’un doute.
Il n’y a pas de demi-identité, vous êtes Patrice, Joannie, Alassane, Nawal, Joseph, Gaston, Romuald, ou vous ne l’êtes pas.
Pour sauver des vies, pour voter, pour conduire, voyager, faire valoir ses droits et ses devoirs, on ne fait pas dans la demi-mesure et les bonnes données doivent correspondre immédiatement aux bonnes personnes.

French-road a la volonté d’adapter le modèle numérique sociétal estonien en France,
1. Qui se présente comme un paquet de logiciels en JAVA/XML/Python/HyperLedger,
2. Qui est le socle de notre identité digitale, unique et à forte valeur juridique probante,
3. Qui élimine toute redondance de nos données personnelles sensibles,
4. Qui implémente la protection des données sensible RGPD, en natif,
5. Qui remplit tout formulaire administratif de façon automatique,
6. Qui remplace à terme tout identifiant fonctionnel et mot de passe de connexion, contre un seul code PIN simple à mémoriser,
7. Qui simplifie la vie de millions de citoyens, de tout âge, toute condition sociale, et sous toute latitude,
8. Qui est hyper sécurisé et inducteur de confiance pour toutes les nations digitales de demain,
9. Qui est opérationnel depuis déjà plus de 20 ans en Estonie, qui à résisté à la première cyber-attaque de l’histoire, effectuée contre un pays en 2008.


Concrètement
Lors de la mise au point de services web à fortes valeurs ajoutées, toutes les startups qui valorisent des données sensibles, se heurtent à une contrainte d’ordre réglementaire forte : identifier des êtres humains, les organisations, ou même des objets.
Alors chacun imagine la solution technique qui colle le mieux à ses services.
Or cette contrainte :
1. n’apporte aucune valeur ajoutée,
2. coûte cher à mettre en place,
3. est la porte ouverte à la multiplication des comptes et des mots de passe,
4. et est d’ordre régalien.

Il appartient donc à nos gouvernements de garantir notre identité digitale, nous payons des impôts pour cela, et nous n’avons pas que cela à faire de perdre notre temps dans une administration pour se faire remettre un bout de papier. Nous sommes donc désormais rassemblés, ici au CIMSA, pour que ce rêve devienne réalité. Ce n’est plus un rêve en Estonie depuis 20 ans, et ce petit état balte a supprimé la totalité de sa paperasse administrative équivalente à une hauteur de tour Eiffel soit 2% de PIB en toute transparence. Chez nous, en France, l’enjeu est de 50 milliards €,
Et chez vous au Benin ?
Ce serait surement plus de 2 % de PIB.
Par ailleurs, il faut savoir qu’en nation digitale estonienne, les femmes se sont hissées quasi naturellement à la parité. Elles sont 48% d’executive women, alors qu’elles ne sont que 8% en France. Rien d’étonnant, les nations digitales favorisent le mix d’intelligence H/F, pour permettre un équilibre sociétal naturel. Les nations digitales de demain seront organisées pour répondre à tous les problèmes de leurs e-citoyens de façon globale et durable, et pas seulement dans le domaine de la Santé. Les e-administrations devront collaborer, avec agilité, et implémenter la loi.
L’e-Gouvernance des nations digitales permet de raisonner dans un espace à plusieurs dimensions, notamment : Technique, Organisationnel, et Juridique, pour trouver des solutions sociétales, aux besoins de bien être des populations, dans une approche globale, et des actions locales.

Mais comment faire plus avec moins ?
Comment mettre en œuvre une dynamique gagnante à l’échelle d’une nation ?

Lundi en plénière, des premières réponses pragmatiques et expérimentées ont été apportées :
- L’Agilité, la collaboration et l’appropriation des projets doivent s’opérer par les praticiens de tout ordre. Les projets clé en main pensés par d’autres, et le saupoudrage de dons sont sans effet à long terme, et un leurre dangereux.
- Le virus pécuniaire, et l’évaporation des ressources. Il est possible de trouver des voies vertueuses financièrement, qui profitent à l’intérêt général.
La totalité du tissu économique et social peut être irrigué, facilement avec de l’envie, de l’engagement et des compétences.

Faut-il attendre le chaos, les révoltes et les guerres et que les innovations de tout ordre nous bousculent pour nous permettre de dire aux générations suivantes, « plus jamais ça » ?
En 1991, L’Estonie acquérait son deuxième jour d’indépendance, c’est dire l’histoire chaotique que ce petit pays balte a pu subir. De Vilnius à Tallinn, des femmes et des hommes se sont levés et se sont organisés depuis leurs usines, pour manifester pacifiquement contre l’oppression, en faisant une chaine humaine de 560 kms, se tenant la main pendant plus de 10 minutes.

Pays pauvre, sans ressource naturelle, L’Estonie est devenu en seulement 27 ans, le fer de lance du numérique mondial, s’offrant le luxe de prendre la présidence tournante de l’Europe à mi 2017, pour préparer tout le matériel législatif des futures nations digitales européennes.

Blockchain et confiance digitale

« Je rêve d’un monde ou les juristes seraient des codeurs informatiques, et ou les codeurs informatiques seraient des juristes. »
La BC est une sorte de journal indélébile qui enregistre tous les évènements qui se produisent sur nos données.
Grace à la BC, chaque e-citoyen est en mesure de savoir au fil de l’eau, qui est venu regarder et utiliser ses données. Le code numérique estonien oblige la e-gouvernance de répondre à une demande d’information en 72 heures, et si la réponse montre l’illégitimité de l’accès, vous portez plainte et vous gagnez. C’est cela la confiance digitale.

Rappelons que le logiciel libre fait déjà partie du patrimoine de l'humanité ; Gageons que X-road, en sa qualité de logiciel libre, deviendra le patrimoine des nations digitales du futur.

En conclusion Nous voulons, une identité digitale unique et à forte valeur probante pour tout résident français et européen ». L’Estonie a marqué le pas en Europe, et nous constatons que le Benin marque le pas avec son RAVIP, depuis la promulgation du code Numérique du 19 juin 2017, alors qu’en France, nous n’en avons pas encore. Le Bénin a pris de l’avance sur la France et nous devons apprendre les uns des autres.
Le RAVIP, est une étape très importante, mettant en œuvre l’enrôlement des citoyens pour qu’ils deviennent des e-citoyens, résidents d’une e-nation. La confiance digitale ne s’improvise pas, elle se mérite à l’ère des sociétés digitales devenues adultes.

Enatiénoué Hontontché (Je vous remercie)

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